Mycologie · Annecy · Gratuit · Sans rendez-vous

Un doute sur votre cueillette ?
Montrez-la au pharmacien avant de la cuisiner.

De retour du Semnoz, des Bauges ou des forêts autour du lac ? Apportez vos champignons à la Pharmacie du Pont Neuf : un pharmacien les examine un par un et vous dit lesquels écarter. Le contrôle est gratuit et se fait sans rendez-vous. Au moindre doute, le champignon part à la poubelle.

  • Contrôle gratuit
  • Sans rendez-vous
  • Pharmacien formé à la mycologie
  • Ouvert 6 jours sur 7
  • Au moindre doute, on jette
Le principe

Un deuxième regard, avant l'assiette.

La reconnaissance des champignons fait partie de la formation universitaire du pharmacien. C'est pour cela que la pharmacie est depuis longtemps le premier réflexe des cueilleurs en cas de doute.

Vous posez votre panier sur le comptoir. Le pharmacien examine chaque exemplaire (chapeau, lamelles ou tubes, pied, base du pied, odeur), met de côté ceux qu'il faut jeter et vous explique pourquoi. Vous repartez avec ce qui peut se manger, et seulement ça, ainsi que les conseils pour le cuisiner sans risque.

Pourquoi faire contrôler sa cueillette ?

Chaque automne, plusieurs centaines d'intoxications sont signalées aux centres antipoison, parfois graves. La plupart touchent des cueilleurs qui pensaient bien connaître leurs champignons. Le contrôle permet de :

  • · Repérer une espèce toxique cachée parmi les bonnes
  • · Écarter les exemplaires trop vieux, abîmés ou véreux
  • · Savoir comment cuire et conserver votre récolte
  • · Apprendre à reconnaître les pièges, d'une saison à l'autre

Une seule amanite phalloïde peut suffire à intoxiquer gravement toute une tablée.

Avant de venir

Comment apporter vos champignons ?

Une identification fiable dépend surtout de l'état des champignons. Quelques réflexes dès la cueillette font toute la différence.

Des exemplaires entiers

Pied compris, base comprise
  • Dégagez le pied entier en creusant légèrement, sans le couper au couteau
  • La base du pied (volve, bulbe) est souvent décisive
  • Si possible, plusieurs exemplaires à différents âges

Dans un panier

Jamais de sac plastique
  • Panier ou boîte en carton, pour que les champignons respirent
  • Le plastique les fait fermenter : même un bon champignon peut alors rendre malade
  • Venez le jour même de la cueillette

Espèce par espèce

Séparées dès la cueillette
  • Un compartiment ou un papier journal par espèce supposée
  • Un champignon toxique peut contaminer les autres par ses fragments
  • Si un exemplaire toxique est mêlé au reste, tout le lot doit être jeté

Tels que cueillis

Ni lavés, ni coupés, ni cuisinés
  • Ne les lavez pas et ne les épluchez pas avant le contrôle
  • Des morceaux ou une poêlée ne s'identifient pas
  • Une photo ne suffit pas : apportez les champignons eux-mêmes
Une cueillette étalée sur une table, triée en deux rangées : de grands champignons à chapeau écailleux en haut, des champignons orangés en bas
Le bon réflexe : une cueillette triée espèce par espèce, avec des exemplaires entiers, pied compris.
Amanite à chapeau orange en sous-bois ; à la base du pied, une volve blanche en forme de poche
Le détail qui compte

Pourquoi le pied entier ?

Sur cette photo, regardez la base du pied : une sorte de poche blanche, la volve. C'est la signature des amanites, la famille qui compte les champignons les plus dangereux, dont l'amanite phalloïde.

Or la volve reste souvent dans la terre quand on coupe le pied au couteau. Sans elle, une amanite mortelle peut passer pour un champignon inoffensif. C'est pour cela que nous vous demandons d'apporter des exemplaires dégagés en entier.

Le déroulement

Comment ça se passe ?

Quelques minutes au comptoir, selon la taille de votre récolte.

  1. 1

    Vous nous présentez votre panier

    Sans rendez-vous, aux heures d'ouverture. Dites-nous où vous avez cueilli (forêt, prairie, bord de route) : le milieu aide à l'identification.

  2. 2

    Le pharmacien examine chaque exemplaire

    Chapeau, lamelles ou tubes, anneau, base du pied, chair, odeur : tous les critères sont passés en revue, un champignon après l'autre.

  3. 3

    Le tri

    Nous mettons de côté les espèces toxiques, celles que l'on ne peut pas identifier avec certitude et les exemplaires en mauvais état. Ils sont jetés.

  4. 4

    Les conseils pour la suite

    Cuisson, conservation, quantité raisonnable : vous repartez avec votre récolte contrôlée et les bons réflexes pour la consommer.

Une grosse récolte de bolets à pied clair et chapeau brun, étalée sur une table
Des dizaines de bolets alignés sur une table, chapeaux bruns et pieds blancs
Des bolets de toutes tailles posés sur un plan de travail en bois

Même avec des espèces que l'on croit bien connaître, un coup d'œil avant la cuisine ne coûte rien.

Les règles d'or

Cueillir et cuisiner sans risque.

Le contrôle en pharmacie ne remplace pas la prudence au moment de la cueillette, puis en cuisine. Ces conseils reprennent les recommandations des autorités sanitaires :

  • ✓
    Ne cueillez que ce que vous connaissez parfaitement
    Un champignon « qui ressemble » n'est pas un champignon identifié.
  • ✓
    Évitez les zones polluées
    Bords de route, aires industrielles, décharges, champs traités : les champignons y concentrent les polluants.
  • ✓
    Jamais crus, toujours bien cuits
    La plupart des champignons sauvages sont toxiques crus ou mal cuits.
  • ✓
    En quantité raisonnable
    Ne les servez pas aux jeunes enfants. Consommez-les dans les deux jours, conservés au réfrigérateur.
  • ✓
    Photographiez votre cueillette avant de la cuisiner
    En cas d'intoxication, la photo aide les médecins à identifier l'espèce en cause.
  • ✓
    Ne vous fiez pas aux applications de reconnaissance
    Elles se trompent régulièrement, y compris sur des espèces mortelles.

Les « trucs » de grand-mère ne marchent pas.

La pièce d'argent qui noircit, l'ail ou l'oignon qui changent de couleur, un champignon mangé par les limaces ou les écureuils, une odeur agréable : aucun de ces tests ne prouve qu'un champignon est comestible.

Le seul moyen fiable est une identification précise de l'espèce, sur un exemplaire entier.

L'amanite phalloïde, responsable de la plupart des intoxications mortelles, n'a ni mauvaise odeur ni goût désagréable.

En cas d'urgence

Un malaise après un repas de champignons ?

Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs au ventre, troubles de la vue, sueurs, vertiges ou confusion après avoir mangé des champignons sauvages : appelez immédiatement, sans attendre que ça passe. N'essayez pas de vous faire vomir.

Qui appeler, et quoi préparer
  • Le 15 (SAMU) ou le 112 Si les symptômes sont importants ou si plusieurs personnes ont mangé le même plat. → Appeler le 15
  • Le centre antipoison de Lyon Compétent pour la Haute-Savoie, 24 h/24, pour un avis médical immédiat au téléphone. → 04 72 11 69 11
  • Des symptômes tardifs, plus de 6 heures après le repas C'est le signe d'alerte des intoxications les plus graves, notamment par l'amanite phalloïde : une amélioration apparente ne doit pas rassurer. → Urgences sans délai
  • Ce qu'il faut garder Les restes de la cueillette ou du plat, crus ou cuits, et votre photo si vous en avez une. Notez l'heure du repas et celle des premiers symptômes. → À remettre aux équipes médicales
Questions fréquentes

Vos questions, nos réponses.

Où faire identifier ses champignons à Annecy ?

À la Pharmacie du Pont Neuf, 38 avenue de Chambéry, sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h à 19h, le samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Voir l'itinéraire.

Le contrôle est-il payant ?

Non, le contrôle de votre cueillette est gratuit et ne vous engage à aucun achat.

Faut-il prendre rendez-vous ?

Non, venez directement aux horaires d'ouverture. En pleine saison, un court temps d'attente est possible si un pharmacien est déjà occupé.

Pouvez-vous identifier un champignon sur photo ?

Non. Une photo ne montre ni l'odeur, ni la base du pied, ni la texture, et elle déforme souvent les couleurs. Pour votre sécurité, nous ne donnons aucun avis de comestibilité sans avoir les champignons entiers sous les yeux.

Et si le pharmacien n'est pas certain de l'espèce ?

Il vous le dit franchement, et le champignon est écarté. Certaines espèces ne se distinguent qu'au microscope ou demandent l'œil d'un mycologue spécialisé : dans ce cas, la règle est simple, on ne mange pas. Les associations mycologiques de la région organisent aussi des expositions et des sorties pour apprendre.

Comment transporter mes champignons ?

Dans un panier ou une boîte en carton, jamais dans un sac plastique. Apportez des exemplaires entiers, pied compris, non lavés et non coupés, en séparant chaque espèce supposée.

Que faire en cas de malaise après avoir mangé des champignons ?

Appelez immédiatement le 15 (ou le 112) ou le centre antipoison de Lyon au 04 72 11 69 11, ouvert 24 h/24. Notez l'heure du repas et celle des premiers symptômes, et gardez les restes de la cueillette ou du plat ainsi que votre photo. Le soir ou le dimanche, consultez aussi notre page pharmacie de garde à Annecy.

Les applications de reconnaissance sont-elles fiables ?

Non, pas pour décider si un champignon se mange. Elles se trompent régulièrement, y compris sur des espèces mortelles, et des intoxications graves ont suivi leur utilisation. Elles peuvent servir de curiosité, jamais de feu vert pour cuisiner.

L'avis du pharmacien porte uniquement sur les exemplaires qui lui sont présentés. Il ne s'applique pas aux champignons qui n'ont pas été contrôlés, même s'ils ont été cueillis au même endroit. En cas de symptômes après un repas de champignons, composez le 15 ou le 112, ou appelez le centre antipoison de Lyon au 04 72 11 69 11.

Retour de cueillette

Passez nous montrer votre panier.

Notre équipe vous accueille 6 jours sur 7 au 38 avenue de Chambéry, à Annecy. Le contrôle est gratuit, sans rendez-vous.

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