Des exemplaires entiers
Pied compris, base comprise- Dégagez le pied entier en creusant légèrement, sans le couper au couteau
- La base du pied (volve, bulbe) est souvent décisive
- Si possible, plusieurs exemplaires à différents âges
De retour du Semnoz, des Bauges ou des forêts autour du lac ? Apportez vos champignons à la Pharmacie du Pont Neuf : un pharmacien les examine un par un et vous dit lesquels écarter. Le contrôle est gratuit et se fait sans rendez-vous. Au moindre doute, le champignon part à la poubelle.
La reconnaissance des champignons fait partie de la formation universitaire du pharmacien. C'est pour cela que la pharmacie est depuis longtemps le premier réflexe des cueilleurs en cas de doute.
Vous posez votre panier sur le comptoir. Le pharmacien examine chaque exemplaire (chapeau, lamelles ou tubes, pied, base du pied, odeur), met de côté ceux qu'il faut jeter et vous explique pourquoi. Vous repartez avec ce qui peut se manger, et seulement ça, ainsi que les conseils pour le cuisiner sans risque.
Chaque automne, plusieurs centaines d'intoxications sont signalées aux centres antipoison, parfois graves. La plupart touchent des cueilleurs qui pensaient bien connaître leurs champignons. Le contrôle permet de :
Une seule amanite phalloïde peut suffire à intoxiquer gravement toute une tablée.
Une identification fiable dépend surtout de l'état des champignons. Quelques réflexes dès la cueillette font toute la différence.
Sur cette photo, regardez la base du pied : une sorte de poche blanche, la volve. C'est la signature des amanites, la famille qui compte les champignons les plus dangereux, dont l'amanite phalloïde.
Or la volve reste souvent dans la terre quand on coupe le pied au couteau. Sans elle, une amanite mortelle peut passer pour un champignon inoffensif. C'est pour cela que nous vous demandons d'apporter des exemplaires dégagés en entier.
Quelques minutes au comptoir, selon la taille de votre récolte.
Sans rendez-vous, aux heures d'ouverture. Dites-nous où vous avez cueilli (forêt, prairie, bord de route) : le milieu aide à l'identification.
Chapeau, lamelles ou tubes, anneau, base du pied, chair, odeur : tous les critères sont passés en revue, un champignon après l'autre.
Nous mettons de côté les espèces toxiques, celles que l'on ne peut pas identifier avec certitude et les exemplaires en mauvais état. Ils sont jetés.
Cuisson, conservation, quantité raisonnable : vous repartez avec votre récolte contrôlée et les bons réflexes pour la consommer.
Même avec des espèces que l'on croit bien connaître, un coup d'œil avant la cuisine ne coûte rien.
Le contrôle en pharmacie ne remplace pas la prudence au moment de la cueillette, puis en cuisine. Ces conseils reprennent les recommandations des autorités sanitaires :
La pièce d'argent qui noircit, l'ail ou l'oignon qui changent de couleur, un champignon mangé par les limaces ou les écureuils, une odeur agréable : aucun de ces tests ne prouve qu'un champignon est comestible.
Le seul moyen fiable est une identification précise de l'espèce, sur un exemplaire entier.
L'amanite phalloïde, responsable de la plupart des intoxications mortelles, n'a ni mauvaise odeur ni goût désagréable.
Nausées, vomissements, diarrhée, douleurs au ventre, troubles de la vue, sueurs, vertiges ou confusion après avoir mangé des champignons sauvages : appelez immédiatement, sans attendre que ça passe. N'essayez pas de vous faire vomir.
Qui appeler, et quoi préparerÀ la Pharmacie du Pont Neuf, 38 avenue de Chambéry, sans rendez-vous, du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 14h à 19h, le samedi de 9h30 à 12h30 et de 14h à 18h. Voir l'itinéraire.
Non, le contrôle de votre cueillette est gratuit et ne vous engage à aucun achat.
Non, venez directement aux horaires d'ouverture. En pleine saison, un court temps d'attente est possible si un pharmacien est déjà occupé.
Non. Une photo ne montre ni l'odeur, ni la base du pied, ni la texture, et elle déforme souvent les couleurs. Pour votre sécurité, nous ne donnons aucun avis de comestibilité sans avoir les champignons entiers sous les yeux.
Il vous le dit franchement, et le champignon est écarté. Certaines espèces ne se distinguent qu'au microscope ou demandent l'œil d'un mycologue spécialisé : dans ce cas, la règle est simple, on ne mange pas. Les associations mycologiques de la région organisent aussi des expositions et des sorties pour apprendre.
Dans un panier ou une boîte en carton, jamais dans un sac plastique. Apportez des exemplaires entiers, pied compris, non lavés et non coupés, en séparant chaque espèce supposée.
Appelez immédiatement le 15 (ou le 112) ou le centre antipoison de Lyon au 04 72 11 69 11, ouvert 24 h/24. Notez l'heure du repas et celle des premiers symptômes, et gardez les restes de la cueillette ou du plat ainsi que votre photo. Le soir ou le dimanche, consultez aussi notre page pharmacie de garde à Annecy.
Non, pas pour décider si un champignon se mange. Elles se trompent régulièrement, y compris sur des espèces mortelles, et des intoxications graves ont suivi leur utilisation. Elles peuvent servir de curiosité, jamais de feu vert pour cuisiner.
L'avis du pharmacien porte uniquement sur les exemplaires qui lui sont présentés. Il ne s'applique pas aux champignons qui n'ont pas été contrôlés, même s'ils ont été cueillis au même endroit. En cas de symptômes après un repas de champignons, composez le 15 ou le 112, ou appelez le centre antipoison de Lyon au 04 72 11 69 11.
Notre équipe vous accueille 6 jours sur 7 au 38 avenue de Chambéry, à Annecy. Le contrôle est gratuit, sans rendez-vous.